On a compris, depuis belle lurette, que l’art est dangereux. Dans les anti-chambres du pouvoir, on craint les artistes qui pourraient pousser le public à penser par lui-même et à questionner l’autorité. Platon voulait extrader ces saltimbanques. Aristote défendait leur droit d’opinion. Le débat fait toujours rage.
Qui a besoin d’un poète teigneux à la Bob Dylan, quand il est si facile d’enligner une meute de ti-chiens savants qui dansent en ligne ? Le film de Tim Robbins, Cradle Will Rock aborde le sujet. La scène, où le jeune Rockfeller décide avec ses amis banquiers quelle forme d’art ils vont financer, est exemplaire (le non-figuratif a gagné, parce que moins apte a être investi de toute signification). À voir pour comprendre les rouages de la culture, que l’on appelle officielle, et se frotter à l’omnipotence des décisions prises par les pouvoirs occultes. Plus qu’éloquent! http://fsweb.wm.edu/amst370/2001/sp4/home.html