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Extraits de la chronique...dans le désorde !  

 

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Tirons-nous sur le messager ?

 

L’idée, que les jeux violents sont en train de transformer notre belle jeunesse en une meute de tueurs sanguinaires a la couenne dure. C'est pourtant de la désinformation, au mieux, une pelure de banane philosophique. Depuis 1990, (en plein boom jeu vidéo) la criminalité, tels les meurtres, voies de fait et les agressions sexuelles, a baissé de 25, 30, voir 40 %, autant aux États-Unis qu'au Canada. Il ne faut pas confondre surenchère médiatique et statistique.

 

 

Une société idéale avec ça ?

Bon! On taxe les religions, pour voir si les conversions et les sectes se maintiennent. Puis, on étatise les drogues douces et la prostitution, pour financer le système de santé et les programmes sociaux. Ah!  Que le merveilleux monde de la simulation en permet des choses! Idéalement, nos politiciens auraient à faire la preuve de leurs talents d’administrateurs, en direct, à la télé, dans un combat titanesque de…SimCity 4. Et pourquoi pas? "Talk is cheap !" qu’ils disent.

 

C’est la prérogative des simulations de déterminer, arbitrairement, les règles du jeu.

Simulation numéro 1 / On sort les balounes au 4 ans. Les politiciens promettent à l’électorat ce qu’il veut entendre pour, une fois élus, faire le contraire. Le citoyen donne plus de la moitié de ce qu’il gagne, pour ce menu service. On affirme que les partis politiques sont plus ou moins semblables, ce qui décourage la participation au vote. On recommence. Si ça passe, on laisse faire… la démocratie fonctionne à merveille. Game Over!

Simulation numéro 2 / On vole les élections grâce à des amis bien placés. Une frénésie médiatique accouche d’un gros méchant prêt à détruire la civilisation. On tombe à bras raccourcis sur l’ennemi avec LA machine de guerre issue de pharamineux contrats attribués aux copains. Au nom de la sécurité nationale, on accuse de traîtres ceux qui s’opposent aux lois limitant le droit d’expression. Si ça passe, on laisse faire… la passation du pouvoir politique, entre les mains du complexe militaro-industriel, fonctionne à merveille. Game Over!

 

De la guerre, des enfants et des jeux!

 

Le président de la NRA www.nra.org, Charleton Heston, a dévoilé son coté facho durant son entrevue avec Michael Moore www.bowlingforcolumbine.com. L’iconoclaste américain jouit de son statut de best seller et organise la résistance populaire aux cruchons qui abusent du pouvoir, dans son pays www.michaelmoore.com. Le processus en cours est dévoilé ici www.truthuncovered.com/home.cfm. La clique du PNAC se torche avec la constitution, pourtant visionnaire, de leur pays www.pnac.info. Le jeu de carte offert à cette adresse est aussi tordant que paniquant www.tvnewslies.org/html/the_loaded_deck.html. 

 

Je ne peux donc ignorer le mal que le complexe militaro-industriel et ses pantins, nous infligent. Mais, loin de la rectitude politique ambiante qui tend à vouloir interdire aux ti-gars de jouer au cow-boys, j’ai un gros faible pour ce genre de jeu. L’expérience me rappelle les arcades, aujourd’hui moribondes, et la magie que l’on nous y proposait. Établir sa loi, à coup de gros gun, m’est toujours aussi jouissif. 

Face à l’année qui nous attend, examinons la conscience de l’humanité. Ignorons le sort abjecte réservé à la majorité des femmes et enfants de la planète. L’érosion des valeurs tels la morale et l’éthique est indéniable. La politique tel que pratiqué par Bush et compagnie est exemplaire www.americanempireproject.com. La démocratie est au mieux une nuisance que l’on contourne à coup de désinformation crasse. Les médias sont devenus des courroies de transmission des pouvoirs plus ou moins occultes. La religion sert d’excuse à se taper dessus avec sauvagerie. Les sectes, showbiz et pseudosciences terminent le travail de crétinisation des masses. On tremble dans les bungalows. C’est chacun pour soi, version extrême. L’ère des Bougon est commencée www.ampq.com/news/news19_12_03/htmlnews/2207.html Hourra, ça va faire mal!

 

Un phénomène de société

 

Si vous vous isolez devant un écran de l'âge de 13  à 25 ans, votre expertise, dans le merveilleux monde du multi-orgasme féminin, sera aussi déficiente que la palette de vos grâces sociales.

 

Sommes-nous en présence d’une infantilisation généralisée de la population ?  Les bonzes du marketing l’avouent ; plusieurs campagnes de publicité sont crées pour convaincre un public possédant un âge mental de treize ans. À voir la qualité du divertissement qui nous est offert, on ne peut que le croire. Les gamers ont, au moins, la grâce d’être pro-actif et de participer à leur divertissement. La passivité engendrée par les médias traditionnels est désormais mise à parti. Vive l’interactivité !

 

Les parents et le système scolaire ont été délogés, en tant que transmetteurs de la culture, par les 5 compagnies responsables de cette mise en marché du cool: AOL/Time Warner, Viacom, Walt Disney, News Corp. et  Vivendi/Universal. Elles ne sont pas là pour sauver leurs âmes et, ne lésinent pas avec les moyens. Nos jeunes assimilent plus de 3000 pubs par jour, pour un grand total de 10 millions, avant qu’ils n’atteignent l’âge de 18 ans. Cette surenchère engendre des effets pervers.  Pour continuer à étonner, tout en se distinguant de la compétition, les marchands du cool doivent repousser les limites de la violence, du sexe et du mauvais goût.

 

Le pouvoir d’achat des jeunes prend une importance indéniable. Ils l’utilisent comme bon leur semble et sont de plus en plus sophistiqués quant à leurs choix. Ils insistent pour être différents des autres et consomment les modes et tendances comme des papiers mouchoirs. Comme le prouve l’engouement pour la télé réalité et les concours de vedettes, la ligne de démarcation entre l’empire médiatique et le tangible est de plus en plus ténue. Les jeux vidéo, les tatous, le piercing, les sports extrêmes et la parade de nombrils ne sont que la pointe de l’iceberg de la lame de fond, qui assaille la culture mondiale. La tyrannie du concept de jeunesse éternelle fait déjà des dégâts. Sommes-nous équipés pour nous défendre ? Bienvenu dans le futur, ça va faire mal !

 

Une rectitude politique hypocrite

Comment expliquer que l’on dénonce la violence dans les jeux, alors que 60% de la population l’approuve envers les enfants? Le gros bon sens dérape-t-il ? Vivons-nous sous le joug du dénominateur commun? Cela est-il politiquement incorrect de prétendre que le public se comporte de façon déplorable?

 

Avouons que la rigueur intellectuelle n’a pas la cote et que l’opinion publique vacille au gré de l’utilisation d’armes de persuasion massive. Dutrizac soulignait aux Francs Tireurs que parmi les participants de LoftStory, on comptait plusieurs universitaires, alors qu’ils se comportaient comme une bande d’analphabètes. www.telequebec.qc.ca/lesfrancstireurs. Plutôt troublant! Notre système d’éducation est-il responsable ou est-ce encore la faute aux médias?

 

 

Stupide un jour… ?

 

La stupidité, et sa glorification, serait t-elle un moyen détourné pour garder le peuple bêtement joyeux?  Il semble plus facile de gouverner une bande de cruchons que des citoyens éclairés. La suite d’événements rocambolesques, dans la vie de Bush, Blair, Chirac et Berlusconi (tous élus démocratiquement), est exemplaire.  Une imperméabilité au cynisme le plus primaire est nécessaire, pour ne pas douter de l’altruisme de leurs faits et gestes.

 

Nous avons tous droit à l’erreur et à notre opinion stupide, mais, il faut en principe apprendre de nos conneries. Sommes-nous mesquinement sélectifs, intellectuellement paresseux ou, tout simplement, stupides? On serait en droit de se le demander, pour moins que ça!

 

Télé-réalité versus jeux vidéo

 

On a beau chialer contre la télé-réalité… personne n’oblige qui que ce soit à regarder ces trous noirs de contenu. Que l’on évacue la création artistique au profit d’une infantilisation du peuple, n’est pas nouveau. Il faut être immunisé contre le cynisme le plus primaire, pour ne pas mettre en doute l’attitude bassement mercantile des pouvoirs en place.

 

L’éducation des masses est donc au cœur du litige. Pas très glamour, l’exercice nécessite un effort de société. On est loin de la recette d’un succès populaire instantané. Mais, voilà, qu’une gang de bollés du M.I.T. ont décidé de prendre le taureau de l’indifférence par les cornes de l’intervention (http://web.mit.edu/). Le consortium, composé de designers de jeux, d’éditeurs, d’éducateurs et d’intervenants politique, se donne comme mission de se servir des principes utilisés, par l’industrie du jeu, et de les appliquer au domaine de l’éducation. Le détournement de cet art populaire au profit de la formation est incontournable. www.educationarcade.org       


Après 20,000 générations, c’est au tour de la première, que l’on qualifie de numérique, d’arriver au pouvoir. Si nos enfants possédaient l’utilisation de leur verbe avoir et  être autant qu’ils connaissaient leurs Pokémon, on entendrait moins de: J’mé demandé et de dékécé ?... Ça serait déjà un début.

 

Les jeux vidéo comme messie de la culture? Il ne manquerait plus que ça !

"La plupart des chroniques que l'on lit dans l'hexagone sont au mieux la revue du jeu préféré du pigiste du coin en 3 paragraphes, au pire la copie pure et dure de l'annonce de presse faite par une attachée carburant à la cocaïne et qui n'a jamais joué de sa vie. Mais visiblement, le Canada a vraiment pris le leadership en matière de culture du jeu. Avec des chroniques qui apportent vraiment un point de vue et une information, William ouvre les portes de ce qu'ils se passent derrière les mannettes... On en veut plus !"

                                                              - Nexus 3D 

 






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